Rapport sur la tarification des services bancaires : la FBF salue l’effort d’analyse globale mais demande un examen approfondi des mesures proposées
Le rapport sur la tarification des services bancaires remis par Georges Pauget et Emmanuel Constans à Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances, comporte des analyses et des propositions que les banques françaises vont examiner et dont elles vont évaluer les conséquences.
La Fédération Bancaire Française (FBF) salue l’effort d’analyse globale du modèle français de banque de détail : plutôt qu’une comparaison classique produit par produit peu pertinente, le rapport propose une approche globale qui tient compte de la qualité de service et des habitudes des consommateurs, soulignant par là-même les différences de modèles entre les pays européens. Au cœur du modèle relationnel bancaire français, les banques ont une politique de crédit responsable qui assure un financement efficace et peu coûteux des ménages et des entreprises, même en temps de crise, et une qualité de prestation supérieure à celle constatée dans la plupart des autres pays. Elle est liée à une présence importante sur le terrain à travers les agences et un nombre moyen de conseillers clientèle qui place la France en tête en Europe (176 conseillers pour 100 000 clients)*. En outre, pour l’ensemble des services qu’elles proposent, y compris le crédit, les banques françaises sont parmi les moins chères de l’Union Européenne. Au total, les revenus globaux par client bancarisé* sont ainsi significativement plus élevés au Royaume Uni (+ 52 %), en Italie (+46 %), aux Pays Bas (+ 36%), en Espagne (+20 %).
La Fédération Bancaire Française (FBF) note avec satisfaction le bilan positif des mesures prises depuis 2000 et le constat du respect des engagements pris par la profession même si des progrès restent toujours possibles.
Ainsi la Fédération Bancaire Française qui a rencontré les auteurs du rapport, a pu leur faire part de propositions de la profession, dont certaines ont été reprises, notamment celles concernant les clients rencontrant des difficultés. D’autres propositions semblent toutefois nécessiter un examen plus approfondi, leurs coûts et délais de mise en oeuvre paraissant a priori élevé au regard de leur utilité et de leur efficacité (par exemple la mention sur chaque relevé mensuel du total des frais prélevés en cours de mois doublonnant avec le relevé annuel de frais récemment mis en place).
C’est toutefois dans un esprit constructif que la FBF participera activement, comme elle l’a toujours fait, aux travaux qui vont démarrer avec les associations de consommateurs au sein du Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF). Elle souhaite que ces échanges aboutissent à des mesures efficaces, simples et utiles pour renforcer l’information pour leurs clients, la transparence et l’accessibilité aux services bancaires.
Source : Fédération Bancaire Française (FBF)
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